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ANNEXES :
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Vous y trouverez des précisions sur les sujets suivants :
Liste des maires Blason du village Logo "Ranchal, village vert"
Saint Martin le patron de la paroisse La carte de Cassini Françoic Brac
Pierre Alexis Labrosse Alexis Gonnet Simon de Gleteins
Mystère à la boulangerie Burnichon Tickets de rationnement Extrait du livre "Jules Matrat"
Le maquis de Montpinay L'explosion de la batteuse en 1919 Biographie de Jean Claude Fontenille
"Miracles" à Ranchal en 1824    

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Liste des Maires du village:
 
 

Depuis 2014 : Denis LONGIN
Vice Président de la Communauté de l’Ouest
Rhodanien
Vice Président du Conseil Général du Rhône

 
   
 
 

2008/2014 :

Eliane BERNARD

 

 
   
 
 

2001/2008 :

Denis LONGIN

 

 

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Le blason de Ranchal

Il a été dessiné en 1989  par Alain Sarry (Président du groupe de recherche historique et archéologique de Cours la Ville) . Il est constitué de trois représentations symboliques :
- La bande ondée d'azur représente la rivière « Le Reins »
- La roue située au dessous appartient au passé. Elle est liée au Reins et aux autres ruisseaux Ranchalais qui grâce à la force motrice hydraulique actionnaient moulins et carderies.
- Tout le monde reconnaît notre madone dans l'illustration du haut.

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Le logo "Ranchal, village vert" :

 

Je l'ai créé en 2006.
Durant l'été 2004, je concevais, créais et commençais l'animation du site sur le thème de mon village natal. A la recherche d'un titre attractif qui évoquerait la campagne et les forêts de sapins, "Ranchal, village vert" me vint immédiatement à l'esprit.
Début 2006, lassé par ma première interface, j'ai commencé à réfléchir à un nouveau graphisme, y ajouter un logo me paraissait une bonne chose. J'ai longuement travaillé les idées qui me venaient au fil des mois sur mon ordinateur. A mois de mai, ma quinzième maquette m'a parut être digne d'une publication.

Voici quelques précisions :
- "Ranchal" en caractères "Edwardian Script" évoquant la tradition et l'histoire.
- "village vert" en caractères "Engravers" pour une touche de modernité.
- Un motif central légèrement dissymétrique en sous couche qui évoque la fougère (ou le sapin) et qui n'est ni l'un ni l'autre puisqu'il s'agit simplement d'une fractale (Ensemble résultant d'un calcul mathématique fait par ordinateur)
- Un triangle externe en sous couche qui symbolise le sapin et la montagne. Les angles représentent les trois cols (Mont Pinay, Ecorbans, Favardy)
- Bicolore : "Noir et vert sur fond blanc ou olive " ou "blanc et vert sur fond noir" (Le vert s'imposait, le noir est choisi pour sa lisibilité sur fond clair et inversement).

Dés le conseil municipal du 27 octobre 2006, la mairie de Ranchal adoptait ce logo comme logo officiel et me demandait de transmettre la maquette à l'imprimeur pour qu'il figure sur les papiers à en-tête et les enveloppes de la mairie.
(Franck Favre)


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Saint Martin, le Saint patron de la paroisse :

Ce Saint, fils d'un tribun militaire est enrôlé, adolescent, dans les légions romaines. C'est à Amiens ou il est cantonné qu'il partage avec son glaive, son manteau avec un pauvre. La nuit suivante, Jésus lui serait apparu portant la moitié du manteau. Baptisé par la suite, il renonce aux armes et se consacre à Dieu. En 371, il devient évêque de Tours. Il décède à Candes en Touraine en l'an 397. Ce Saint très populaire en France a donné son nom à 485 villages et à 3667 paroisses. Les archives relatent souvent comme date d'échéance la Saint Martin d'hiver qui correspond au 11 novembre (effacée du calendrier par "armistice 1918"). Elle survient après les dernières récoltes, le cens en nature et la dîme sont alors prélevés par le seigneur ou son régisseur, ou même par le curé.

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La carte de Cassini :

Dressée par ordre du roi Louis XV, la "Carte de Cassini" est la plus ancienne des cartes de la France entière à l'échelle topographique. Elle est aussi la première dans le monde qui ait été établie en s'appuyant sur une triangulation géodésique ; celle-ci fut mesurée par Cassini de Thury de l'Académie Royale des Sciences de 1683 à 1744 ; les travaux sur le terrain et la gravure de la carte sur cuivre entrepris en 1750 ne furent terminés qu'en 1815.

cassini.jpg (67098 octets)

De nombreuses additions ou corrections portant essentiellement sur les voies de communication furent apportées aux planches de gravure entre 1798 et 1812. Malgré certaines imperfections, planimétrie incomplète, nivellement sommaire et imparfait, la "Carte de Cassini" est une oeuvre remarquable, qui a rendu de grands services et a été utilisée jusqu'au milieu du XIXème siècle.

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BRAC François (de Montpiney):

(Source : Portaillier (Antonin) Tableau général des victimes et martyrs de la Révolution en Lyonnais, Forez et Beaujolais spécialement sous le Régime de la Terreur (1793-1794) 
Noble, capitaine, né à Lyon, y demeurant, place Saint Jean, agé de 61 ans, condamné par la commission révolutionnaire de Lyon et fusillé le 5/12/1793.Motif : "ex-noble, contre révolutionnaire"
On trouve dans le beau livre de M. W. Poidebard, "Armorial des bibliophiles", "F.J. Brac de Montpiney, capitaine au Royal-Comtois, gouverneur de Beaujeu, éxécuté à Roanne en 1793 comme défenseur de Lyon".
Nous pensons que c'est la même personne qui fut exécutée à Lyon et non à Roanne, qui est le nom de la prison.
Il avait un frère, Jacques Joseph Brac de la Perrière, seigneur de Chateauvieux, fermier général, mort à Paris en mai 1794, victime de la terreur.
Ils étaient fils de François Pierre Suzanne Brac de Montpiney et de Marie Catherine Deschamps. (W. Poidebard, Armorial des bibliophiles, p.68)

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RANCHAL FILME VERS 1930
Un document proposé par Madame Christiane Garçon
filmé par son grand-oncle et diffusé par le site "Ranchal, village vert"

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LE MAQUIS DE MONTPINAY

Témoignage de Mme LONGIN Marie Joseph née BALLANDRAS ( 84 ans) recueilli par sa fille Jeanine Raphanel

Le maquis est arrivé fin juin 1944 à Montpinay, la famille BALLANDRAS Louis cacha des maquisards, leurs fusils et tout ce dont il fallait sous la paille dans l’une des granges de la ferme .

Ces maquisards faisaient cuire du pain dans le four familial.
Ma mère faisait des ourlets aux  vêtements subtilisés aux allemands et, cousait des insignes F.F.I ( Force Française de l’Intérieur) afin de les différencier des ennemis.

Il y avait, en autres,  les deux frères polonais SMOLARECK, Jules et Florian dit « Bibi » né le 18 mai 1925 à Montceau Les Mines, décédé le 13 décembre 1993 et dont les cendres ont été répandues le 29 septembre 1998 dans le bois à proximité du monument de THEL  ( information transmise par M. TROUILLET Robert 36, Bd Baron des marais 42300 ROANNE). Il y avait aussi un luxembourgeois à la mâchoire fracturée, ne pouvant  pas communiquer son idendité…

Plusieurs fausses alertes d’arrivée des allemands ont obligé mon père à éloigner toute la famille ( 7 enfants : Marie Joseph, Claudette, Camille, Thérèse, Bernadette, Rose et Paule) ainsi que le bétail du côté de Forniaud et, au bourg chez la grand-mère, Virginie JONARD.

L’une des alertes les  signalait à Belmont de la Loire alors que les allemands étaient au Pont D’aiguilly, les maquisards ont pris, alors la fuite du côté de Belleroche …

Mes parents ont également caché des hommes partant pour le service du travail obligatoire (STO) dont un monsieur de Vougy.

Mon père était très proche de M. COSTE Emile (Résistant qui forma les maquisards de Chauffailles), grand-père de Mme COSTE Christiane (Présidente du comité du mémorial de Thel). Ce dernier tenait un atelier de ferrailleur à CHAUFFAILLES aux feux à gauche en venant des Echarmeaux (celui-ci n’existe plus).

Un diplôme  leur a été décerné en mai 1945 par le Comité Militaire National des Francs Tireurs et Partisans Français signé par Charles TILLON Député de La Seine (Copie jointe)

Etabli à Cublize le 13/05/2012                              Mme LONGIN Marie Joseph

NB : la famille LONGIN "Jeangéne" du Gatier aurait également hébergé des maquisards et des réfractaires.

L'une des rares photos d'une poignée de maquisards.
Gaston Gireaud alias "petit Jules" l'un des chefs du maquis est debout au 2eme rang, 2eme en partant de la droite
   

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Pierre Alexis Labrosse

Connaissez vous l'histoire du  grand bâtiment de l'actuelle salle des fêtes  de Ranchal ?

Je vous livre ici le résumé de mes dernières recherches (En raison de leur intérêt historique ranchalais et en dehors de toute considération religieuse )

Ce bâtiment a été construit en 1874 par la congrégation des frères Maristes, ceci indirectement mais tout de même grâce à un Ranchalais, Pierre Alexis Labrosse (Révérend Frère Louis Marie) qui était devenu le supérieur général de cette congrégation.

Extrait des archives des frères Maristes  :

« A la demande de M. le curé de Ranchal, on lui avait envoyé 3 frères en 1872. Il va sans dire que les conditions avaient été un peu adoucies, car Ranchal était la paroisse natale du R.F. Louis-Marie. Deux ans après, sous la pression de M. le curé lequel prétendait qu'un juvénat ferait merveille à Ranchal, les chers frères assistants crurent remplir un devoir en manoeuvrant dans ce sens, sans consulter le Révérend et voulant lui ménager une surprise. La Société civile acquit donc du sieur Corgié une terre de 46 ares, moyennant 2.000 fr. et y fit construire une vaste maison dont le coût s'éleva à 10.000 francs, sans compter les quêtes locales. Au lieu d'un juvénat, le F. directeur fut chargé d'y réunir le plus d'externes et de caméristes possibles et d'en retirer le plus qu'il pourrait pour vivre avec ses aides. M. le curé se tint habilement à l'écart jusqu'à sa mort. »

Qui sont les frères Maristes ?

Les frères Maristes vivent en communauté et se consacrent spécialement à l'éducation des enfants et des jeunes (Chacun se fera sa propre idée de leur priorité, éducation ou prosélytisme religieux, ce n'est pas le sujet). En tout cas, c'est une congrégation importante puisqu'ils sont actuellement plus de 4.300 frères, dispersés dans 76 pays sur les cinq continents. Ils partagent leur tâche de manière directe avec plus de 40.000 laïcs et s'occupent d'environ 500.000 enfants et jeunes.
Saint Marcellin Champagnat (1789-1840), prêtre français, a fondé l'Institut des Frères Maristes des Écoles en 1817. En 1839, c'est le frère François qui lui succède, Il reçoit de Marcellin une congrégation de 280 Frères et de 48 écoles, il sera supérieur général pendant 20 ans .

C'est un Ranchalais qui est devenu le supérieur général le 10/7/1860. Le frère François lui remet une Congrégation de 2086 Frères et de 379 écoles. Sous ces chiffres il faut prendre l'ampleur de la tache à accomplir : les maisons de formation à ouvrir, les formateurs à préparer, les jeunes Frères à suivre, une correspondance dense et que de formalités pour la fondation de chaque nouvelle école. A cette époque, la congrégation couvre toute la France et déborde sur la Belgique et la Grande Bretagne tout en continuant des missions en Océanie.

Ouvrons une large parenthèse sur ce Ranchalais qui sort de l'ordinaire :

Pierre-Alexis Labrosse est né à Ranchal au lieu-dit « Labrosse » le 22 mai 1810, fils  de Claude Labrosse et Louise Marie Thivinel,. Il fut baptisé le 2 juin et fit sa première communion en 1821. Ses compatriotes ne se lassaient point de louer sa piété, sa modestie à l'église, ainsi que son esprit judicieux, son amour de la solitude et des études. M. Desroche, son digne curé, émerveillé de ses talents et de ses excellentes dispositions, s'offrit pour diriger ses premières études latines. Le jeune Alexis étudia donc et fit de rapides progrès sous l'habile direction de son zélé curé. Entré au séminaire, il passait ses vacances à Ranchal avec son frère et continuait d'édifier ses compatriotes. Il fit ses études d'une manière brillante.

Au moment de recevoir les ordres majeurs, sa conscience s'émut. La terrible responsabilité sacerdotale l'épouvanta. Les encouragements de ses supérieurs ne le rassurèrent point.

En 1831, il s'informe des conditions d'admission dans l'Institut des frères maristes en écrivant au père Champagnat. (L'un des fondateurs était de Saint Bonnet le Troncy).

Le Père supérieur avait un principe qui lui permettait de réduire tous les éléments du problème de la sélection à un même commun dénominateur. Il l'exprime dans sa réponse au futur Frère Louis-Marie le 29/08/1831 :

« Le grand et je puis dire, l'unique condition qu'il faut pour entrer dans notre maison, avec la santé, c'est une bonne volonté et un sincère désir de plaire à Dieu. »

Le 16 octobre 1831, il fit son entrée chez les Frères Maristes.

L'arrivée à Notre-Dame de l'Hermitage d'Alexis Labrosse entraîna une élévation du niveau des études. Des cours spéciaux de Mathématiques et de Géométrie appliquée furent donnés par le providentiel postulant. Pour l'institut, c'était fort intéressant d'avoir un novice professeur, car M. Labrosse avait fait des études secondaires tout à fait régulières, une année de philosophie scolastique et une partie de sa théologie. Il pouvait donner des leçons non seulement aux autres novices, mais encore au Frère François lui-même qui venait d'être promu secrétaire et conseiller du Fondateur et qui profita bien de ces quelques mois, hélas trop courts, car Pierre-Marie Labrosse, devenu Frère sous le nom de Frère Louis-Marie, ira sans tarder enseigner à La Côte-Saint-André.

Paradoxalement, ce sont peut-être les candidats les mieux préparés humainement qui étaient les plus exposés à ne pas satisfaire à la condition fondamentale posée par le Fondateur.

P.A. Labrosse subit rapidement l'influence du Père Champagnat et épousa l'esprit de simplicité de la Congrégation contrairement à d'autres sujets, venant du séminaire qui n'ont pas su surmonter les épreuves de désintéressement et d'obéissance totale auxquelles les soumettait l'homme de Dieu.

Les candidats se présentant dans les conditions moins avantageuses n'échappaient pas davantage à l'examen d'entrée. Ici l'enquête du Fondateur visait avant tout à détecter un désintéressement véritable. Il appréciait particulièrement les jeunes gens qui font le sacrifice du fruit de leur travail en entrant dans la vie religieuse :

« On doit avoir bien égard pour celui qui paye de ce qu'il a mis de côté ; ou si n'ayant rien, il a assisté un père ou une mère pauvre.» (29/03/1835)

Le Fondateur ne voulait pas de ceux qui considèrent la vie religieuse comme un refuge contre les difficultés de la vie :

« Ne se serait-il pas mis dans l'idée qu'il aura moins à travailler en religion que dans le monde ? Qu'il sera mieux à son aise ? Qu'il n'aura qu'à prier Dieu, assister à la messe, etc. ... »

Le noviciat de l'Hermitage était un centre de formation intense, et par là même éprouvante. Pour mieux comprendre les exigences du programme, il faut le situer dans le cadre du lieu et du temps. La vie était très dure dans les milieux populaires d'où provenaient les nouvelles recrues. Les gens vivaient dans la pauvreté, tout en se soumettant à un travail épuisant. Il n'aurait été ni sage ni prudent de créer autour du noviciat une réputation de vie facile. D'ailleurs, les candidats devaient être préparés à l'existence très dure des instituteurs, en ces temps héroïques de l'école populaire.

Un tableau des « exercices de la journée », qui se trouve dans le cahier n° 6 du Père Champagnat, et qui doit remonter aux environs de 1833, nous donne une idée du rythme intense de la vie au noviciat. Entre le lever à quatre heures et le coucher à huit heures et demie, il n'y avait que peu de place pour la détente, (en dehors du travail manuel) : un quart d'heure de récréation après le dîner, et une demi-heure après le souper.

Au début de la journée, prières, lecture, étude se suivaient jusqu'à neuf heures, avec un quart d'heure d'interruption pour le petit déjeuner. De neuf heures à onze heures trois quarts : Travaux manuels qui reprennent à une heure, après l'interruption du déjeuner, jusqu'à trois heures (ou trois heures et demie). A ce moment recommence le programme de lecture, d'étude et de prières de l'après-midi, jusqu'à l'heure du souper, à sept heures et demie.

En dehors des exercices de piété, le temps est à peu près également réparti entre l'étude et le travail manuel.

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Pierre Alexis Labrosse décède à Saint Genis Laval le 9/12/1879 à l'age de 69 ans.

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Les frères Maristes ont donc pendant longtemps enseigné aux jeunes ranchalais et ont à ce titre une importance certaine dans l'histoire de notre village. Ils sont depuis longtemps présents dans de nombreux foyers Ranchalais (et d'autres) par le biais de leur célèbre « calendrier Champagnat ».

Sur le site, on peut voir la photo du frère mariste Alexis Gonnet (voir biographie ci-dessous) attablé sous le préau de la maison des frères (Photo intitulée « classes 1895 » n°1 de la page « Ranchalais d'hier et d'aujourd'hui » )

Le bâtiment a été vendu à la commune en 1904, date de l'interdiction des écoles congréganistes. (Interdiction qui fait suite au succès électoral du Bloc anticlérical de 1902 et qui précède la Séparation de l'Église et de l'État de 1905)

Délibération du 26 mai 1904 : Le conseil municipal vu la proposition de plusieurs de ses membres considérant le mauvais emplacement choisi pour la construction de l'école des filles considérant que les frères maristes ont laissé un immeuble vacant et actuellement en liquidations. Cet immeuble très vaste bien orienté bien assaini qui comprend avec ses dépendances cour aisance préau couvert jardin et terrains attenant d'une contenance approximative de 45 à 50 ares. Considérant que si cette maison se vendait la Commune aurait un intérêt considérable à faire cette acquisition car la susdite maison ne conviendrait qu'a usage d'école et que l'acquisition se ferait dans de bonnes conditions. Considérant que la Commune dont les ressources sont déjà si précaires y gagnerai sous tous les rapports et que les enfants seraient bien mieux aérés Que cette maison conviendrait pour établir autant de classes qu'on jugerais à propos de créer Pour tous ces motifs : le Conseil prie Monsieur le Préfet de vouloir bien renseigner le Maire sur l'opportunité de cette mesure et de vouloir bien lui dire si cette acquisition serait possible et assez rapprochée. Suit une délibération du 4 décembre 1904 autorisant le Maire à enchérir au nom de la commune jusqu'a concurrence d'une somme de 15000 francs, l'immeuble ayant cette valeur.

Puis la délibération d'achat en date du 29 décembre 1904 ou l'on apprend que la commune a été adjudicataire au prix de  .... 5050 francs ! ( plus 1594,75 francs de frais divers d'enregistrement ). Le financement semble poser problème puisque la commune ne dispose pas des fonds nécessaires et doit recourir a des prêts.

Texte exact : que pour lui procurer les fonds nécessaires le Maire est entré en pourparlers avec plusieurs habitants de la localité
Que Mr Suchet Jean Paul consent à prêter à la commune de Ranchal une somme de 1600 francs au taux d'intérêt de 4% l'an remboursable soit dans une année ou dans deux ans au plus tard au moyen d'un prélèvement à contracter ultérieurement au Crédit Foncier ou à la caisse des dépôts et consignations et remboursable. Nous pouvons noter que le maire de l'époque était Monsieur Jean Claude Plasse et qu'il a su faire l'acquisition d'un immeuble qui s'est avéré très utile pour la commune tout en faisant une très bonne affaire (au tiers du prix estimé).

Il a ensuite servi d'école publique (école des filles), de cantine, de salle des fêtes et de bibliothèque. Dans les années 80 les jeunes de Ranchal ont créé une association et ont aménagé une double salle à l'étage. Depuis, elle permet à la jeunesse ranchalaise de se retrouver quand il lui plait dans une salle chaude et conviviale.

C'est en 1999 que la salle des fêtes fut agrandie et en 2000 que l'escalier extérieur partant de l'entrée du caveau fut érigé.

Le nouveau bâtiment de l'école attenant a été construit en 2002 & 2003 et mis en service pour la rentrée scolaire 2003. La toiture du préau a été refaite à cette occasion.

A l'étage, on trouve aussi la salle de la paroisse ( catéchisme), la salle du club de couture et depuis 2004 le club «Ranchal multimédia ». Au RDC reste la nouvelle salle de cantine, la salle des fêtes et la cuisine. .

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Remerciements aux frères Maristes pour leurs archives complètes et accessibles.

J'espère que vous aurez trouvé un intérêt à lire cette partie méconnue de l'histoire de notre village à travers la mini biographie d'un Ranchalais au destin pour le moins spécial.

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Une autre personnalité de Ranchal :
Alexis Gonnet, missionnaire mariste aux îles Fidji.

Votre attention a peut être été attirée un jour par les inscriptions de la croix des grandes Fayes :
" Erigée par Cl. Etienne Gonnet et son fils Alexis Gonnet missionnaire à Fidji Océanie 1908".

Aujourd'hui, Roger Depay, son petit neveu nous transmet photos et biographie de cet homme d'église :

Photo 026.jpg (52016 octets)

Alexis Gonnet, né le 13 janvier 1875 à Ranchal, était le 6 ème enfant de Claude-Etienne Gonnet (qui en eut 11) ; ses arrière-arrière-grands-parents s'étaient installés à Montpinay à la fin du 17 ème siècle.

Après l'école des Frères de Ranchal, Alexis entre en 1887 au Petit Séminaire de Saint-Jodard (Loire), où il a un premier contact avec Mgr Vidal, Vicaire apostolique des Iles Fidji. En 1892, Séminaire de philosophie d'Alix (Rhône), et en 1894, noviciat chez les Pères Maristes de Paignton (Grande-Bretagne, en France religion et gouvernement ne font pas bon ménage), puis à Sainte-Foy-les-Lyon (Rhône).

     

En 1895 il enseigne à l'Externat Saint-Joseph de Toulon (Var). Il passe ses vacances d'août à Ranchal . C 'est alors  qu'il célèbre ses 20 ans avec ses camarades conscrits : (Photo 1 de la page "Ranchalais d'hier et d'aujourd'hui")

De 1895 à 1897, il est de retour dans le Var pour deux années de scolasticat à ND de Montbel. En 1897-98, service militaire à Besançon (un an seulement au lieu de trois, parce qu'ecclésiastique). Puis dernière année de formation au Séminaire de Belley (Ain), et ordination le 30 juillet 1899.

Le 10 septembre 1899, embarquement à Marseille (sur le Polynésien), à destination de Sydney (arrivée le 15 octobre), puis (sur le Manapouri) à destination des Iles Fidji (Suva le 25 octobre et Levuka le 29). Il doit d'abord s'adapter au pays (climat très chaud et très humide -rien à voir avec Ranchal-, alimentation particulière…), et en apprendre la langue. Puis il est successivement vicaire puis curé dans diverses paroisses de l'archipel : Naiseralagi, Naililili, Kadavu, Loreto, Nabukebuke, Levuka…(Selon un témoignage reçu, il est parti avec Monsieur Edouard Bellwald de Luxembourg - Ettelbruck )

Il participe (en concurrence avec des protestants anglais) à l'évangélisation des Fidjiens (nombreux déplacements d'île en île sur des pirogues) et à la création de paroisses catholiques, il bâtit chapelles et églises, …   ( Quelques décennies plus tôt, en 1894 encore, les Fidjiens mangeaient leurs ennemis pour en acquérir la force.)

Un unique petit séjour en France et notamment à Ranchal en 1926. Puis,  à son retour à Levuka, il arrive les bras chargés de cadeaux (photo ci-dessous) :

 

A partir de 1934 il devient chapelain titulaire de la léproserie de l'île de Makogai, où il avait déjà fait plusieurs "intérims" et où son prédécesseur devenu lépreux est soigné.

Il célèbre la messe et assure les confessions dans deux chapelles, l'une réservée aux sœurs infirmières et l'autre aux malades. On sait qu'à cette époque on ne pouvait pas guérir la lèpre, qui détruisait lentement le corps, en commençant par les mains et les pieds.

Il raconta à sa sœur Sylvie que dans le confessionnal qui servait aux lépreux il avait installé une planchette supplémentaire pour détourner l'odeur de son nez : les pansements (renouvelés chaque jour par les Sœurs) n'empêchaient pas les plaies de répandre une puanteur horrible.

Aujourd'hui la lèpre se soigne parfaitement, grâce notamment aux travaux que Sœur Marie-Suzanne réalisa chez les Sœurs maristes de Sainte-Foy, après un séjour de 25 ans à Makogai.

Alexis Gonnet repose à Makogai où il est mort le 30 avril 1948.

Remerciements à Monsieur Depay.

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La tragique explosion de la machine à vapeur de Monsieur Lacroix

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Biographie de Jean Claude Fontenille
(Par Arthur Lacroix)


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Simon de Gleteins

Le 23 septembre 1320, Guichard de Beaujeu (dit "le grand", décédé le 18/9/1331) donne à Simon de Gleteins divers cens et rentes dans les paroisses de Cours et de Ranchal en récompense de ses bons services. Simon de Gleteins damoiseau en 1286, chevalier en 1303, était co-seigneur de Jarnioux, seigneur de Fougères (Poule), il testa en 1329 et mourut la même année.

Alors qu'il était co-seigneur de Jarnioux, il a eu moulte enfants dont un fils, Jéhan, destiné à la prétrise, qui fût assissiné (après le décès de son père ) par de jeunes nobles du coin lesquels en punition durent, entre autre, verser les sommes nécessaires à la construction d'une chapelle. Cette dernière est la chapelle sainte Catherine à Jarnioux. Elle existe toujours, depuis plus d'un siècle elle n'est plus un lieu de culte, elle est partagée en deux lots (la nef et le choeur). La commune à pu racheter le choeur en 2001 et ainsi permettre de révéler l'existence de peintures médiévales.

Peinture médiévale
Chapelle Sainte Catherine
Jarnioux
Extérieur
Chapelle Sainte Catherine
Jarnioux
Peinture médiévale
Chapelle Sainte Catherine
Jarnioux

Sources : " la seigneurie de Jarnieux en lyonnais" par Paul de Varax et "la prébende de Jarnioux" par Raoul de Clavière.
Remerciements à Elizabeth Champelovier, artiste à Jarnioux

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Mystère à Ranchal au début du siècle.

Regardez bien les deux cartes postales ci-dessous, l'une est celle que l'on m'a adressée et l'autre une carte que j'avais eue avant et qui figure sur le site.. (Cliquez dessus pour les voir en format réel)

Photo_052.jpg (57543 octets)
Ranchalfr1.jpg (56592 octets)

Sur la première il y a cette grande corne qui semble servir d'enseigne au commerce et sur l'autre, elle n'y est pas ! Rien d'extraordinaire sauf que si l'on observe bien, les photos sont deux exemplaires d'une seule et même prise car les personnages sont les mêmes aux mêmes endroits et dans les mêmes positions !!!
Apparemment, on pratiquait déjà la retouche photographique ! La corne a-t-elle été ajoutée sur la première photo ou enlevée sur la deuxième ? A-t-elle jamais existée ? Est ce un défaut de développement ?
En travaillant sur l'histogramme de la corne, on constate un effacement du relief du mur à proximité de ses contours ce qui pourrait laisser penser qu'elle a été ajoutée, peut être involontairement, au nouveau tirage (Poussière dans l'agrandisseur ?).
Mais en grossissant la photo sans corne, on s'aperçoit que c'est cette photo qui a été corrigée pour effacer la corne.. Le photographe a-t-il fait cela car il la trouvait inesthétique ou parce qu'elle n'existait pas, que c'était un défaut de tirage ou de pellicule ?

Christiane & André Franco-Rogielo nous apprennent qu'à partir de 1952 ce commerce était tenu par Camille et Claudia Burnichon qui l'avaient transformé en café, restaurant, bureau de tabac, régie des Contributions Indirectes,agence Caisse d'Epargne Ecureuil, articles souvenir, bimbeloterie, assurance. Ils se souviennent qu'avant 1952 cette maison était un café tenu par Mme RICHETTI dont le mari (Pierre) était maçon. La maison appartenait à Mme PLÂTRE que tout le village appelait Vélina. Elle a fini ses jours dans la maison occupée, aujourd'hui, par Simone et Stéphane Cinatto. 
Nous ne connaissons pas la nature du commerce avant d'être le café Richetti. (l'enseigne est illisible sur la carte postale)
Un indice bien maigre sur l'époque de la prise de vue : la croix de mission près de l'église n'était pas encore érigée. Mais on ne connaît pas la date d'érection de cette dernière !
Si c'est vraiment une corne qui veut symboliser une boucherie comme certains le pensent, de quel animal provient-elle ? est presque droite, parait sculptée, et mesure près d'un mètre cinquante !

J'espère que quelqu'un pourra m'aider à résoudre ce mystère Ranchalais. Pour être certain que cette "corne" a bien existé, l'idéal serait de trouver quelqu'un parmi les doyens qui ait un souvenir de cette "corne" . 
Peut être traîne-t-elle encore au fond d'un garage !
Vous serez tenus au courant de toute information qui nous parviendrait en retour.

Remerciements par avance.
Salutations Ranchalaises.

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Les tickets de rationnement.

(Pain et Carburant - Boulangerie Camille Burnichon)

 
   
 
Pain (Cliquez pour voir en plus grand)
Carburant (Cliquez pour voir en plus grand)
   

Les tickets de pains datent de la guerre 1939-1945 mais les tickets  de carburant sont plus récents.Les Ranchalais qui ont plus de soixante ans doivent s'en souvenir. Ils correspondent à la période qui a suivi la prise du canal de Suez par Nasser. La famille Burnichon les a utilisés pendant l'hiver 1956-1957.
Au printemps on trouvait à nouveau de l'essence à volonté car c'est à cette période que les premiers super pétroliers (300 000 tonnes) vont être construits pour contourner l'Afrique afin que les pauvres compagnies pétrolières ne se ruinent pas en frais de transport. Cela leur a permis d'augmenter leurs prix et surtout leurs marges. Depuis, les prix ne se sont pas stabilisés.

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Un extrait de "Jules Matrat"

Un extrait de l'excellent livre d'Exbrayat "Jules Matrat" (Livre de poche n° 5261)
Je cite ce livre car, à mon avis, il retrace tout à fait ce que les ranchalais ont vécu durant cette guerrre atroce
.

Dans cet extrait, on prend conscience de l'ambiguïté des discours tenus chaque année devant les monuments de nos villages. Je me suis toujours posé cette question en les écoutant : Les "morts pour la France" approuveraient-ils que l'on se serve de leur sacrifice pour justifier les guerres futures et pour mieux précipiter leurs descendants dans le même cauchemar que le leur ?

En 1919, l'ancien combattant des tranchées, Jules Matrat, assiste à une commémoration au monument aux morts dans le village où vivait son ami tué à la guerre, Louis Agnin.

M. le conseiller général prit la parole. Ce fut très beau. Il parla de la sainte mission remplie par ceux que l'on honorait aujourd'hui, de la grandeur de leur sacrifice, des droits des morts sur les vivants et, dans une belle envolée, s'adressant aux conscrits, il s'écria :

- Leur exemple n'est pas perdu ! En vous, il vivra éternellement et si, un jour, le besoin s'en fait sentir, comme eux, vous saurez porter des gerbes de sacrifices dans les granges de l'idéal !

Sans qu'il sût pourquoi, il parut au Jules qu'on se foutait d'Agnin. Au lieu de la pyramide, il voyait le trou où dormait le Louis. Il imaginait le gros type débitant ses phrases solennelles au-dessus de son copain, pendant qu'un peu plus loin, les amis du bonhomme l'attendaient, ayant déjà étalé les provisions sur l'herbe. Une fureur dure commença à le faire trembler. Un moment, il espéra trouver, parmi les anciens combattants, les signes d'une colère pareille à la sienne, mais il les découvrit, souriants et niais, occupés seulement à bomber le torse parce qu'on les regardait. Alors, Matrat sortit de la foule.

Isolé entre les hommes et les femmes, Jules aspira un grand coup d'air puis s'avança vers le conseiller général qui, les bras en l'air, ne parvenait pas à achever sa période, l'imagination tarie par la gueule de celui-là qui lui arrivait dessus.

[...]

Quand il fut devant le conseiller général, Matrat se sentit tiré par la veste. C'était le maire qui lui collait son écharpe tricolore sous le nez, en lui demandant ce qu'il venait ficher par là, mais Jules, d'une bourrade, le fit reculer et se campa devant l'orateur :

- Non !

Il l'avait dit sans colère, comme on dit une chose juste, une chose qu'on ne peut pas discuter parce qu'elle s'appuie sur des preuves et des preuves, depuis des temps.

[...]

- Alors, c'est pas fini ? Toute la saloperie d'où qu'on sort, elle vous suffit pas ? Vous souhaitez que ça recommence ? Vous en voulez encore des morts, vous ? Et pourquoi vous parlez au nom de ceux-là, dites ? De quel droit ? Vous les avez vus mourir ? Vous y étiez, quand ils crevaient dans la boue et qu'ils se tenaient les tripes en gueulant, ne trouvant rien à mordre pour calmer leur mal ?

Du groupe des femmes, un sanglot monta dans le silence. La foule se figea, ne songeant plus à rire. L'homme, qu'on ne connaissait pas, réveillait avec ses mots des plaies qu'on croyait endormies. Les mères pleurèrent sur l'agonie de ces soldats dont il parlait et qu'elles savaient bien être leurs enfants. Les anciens combattants, oubliant leurs poses avantageuses, serrèrent les rangs, se touchant instinctivement de l'épaule, comme là-bas quand on mourait de misère et de peur. M. le conseiller général s'inquiéta. Décidément, cet individu s'annonçait dangereux. Ne voulant pas céder encore, il se força à ne pas regarder les deux gendarmes guettant son signal. Le maire pensait à son petit, tué au début de la guerre. Le curé regretta d'être venu.

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Double "miracle" à Ranchal en 1824

Un texte daté de 1824 extrait du  journal ecclésiastique  "L'ami de la religion et du roi" (Tome 41) fait état d'un miracle à Ranchal...

Notes :
1 - La phtisie (orthographiée phtysie à l'époque) est une tuberculose pulmonaire. On peut noter qu'en 1826, à la même époque, René Laennec, l'inventeur du stéthoscope, meurt à l'âge de 45 ans d'une phtisie, ce qui est particulièrement ironique pour un homme qui a passé la plus grande partie de sa vie à étudier les maladies pulmonaires.

2 - Le prince de Hohenlohe est né le 18 août 1765 en Allemagne et mort à Lunéville le 30 mai 1829. C'était un militaire ! Il a publié en 1825 le livre en latin "Méditations en forme de prières sur les principaux sujets de piété". C'est ce livre et la précédente guérison "miraculeuse" qui doivent être à l'origine de la demande de cette Ranchalaise. En 1823, il est naturalisé français. En 1827, il est fait maréchal et pair de France. Ces miracles étaient qualifiés d'ultramontains. L'ultramontanisme est un courant de pensée favorable à la primauté, spirituelle et juridictionnelle, du pape  sur le pouvoir politique (en matière religieuse et notamment de nomination des évêques), par opposition au gallicanisme.

3 - Une neuvaine est une dévotion qui consiste à offrir pendant neuf périodes de suite (jour, mois, année, etc) une prière ou une démarche de piété à une intention particulière. Cette prière est une tradition très ancienne de l' Église .

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Ce premier texte faisant état d'une précédente guérison miraculeuse à Ranchal, je vous livre le passage relatant cette dernière extrait d'un autre tome de la même revue. (Tome 40  datant de 1824 - Notons que le tome est composée de 496 pages !!!) :

Notes : J'ai trouvé dans un ouvrage de 1854 "Les tables tournantes du surnaturel en général et des esprits ", une description du cérémonial instauré par ce Prince : "On écrivait au prince en faveur des malades. Il fixait alors une neuvaine, il indiquait l'heure ou elle devait finir et ou il devait se mettre lui même en prière pour demander la guérison. Le malade était tenu de prier au même moment, et afin d'assurer la coïncidence parfaite, on tenait compte de la longitude pour ceux qui étaient sur un autre fuseau horaire."

L'auteur nous montre que, même à cette époque, tout le monde n'était pas dupe : "Or, comment s'étonner que plusieurs résultats remarquables aient été obtenus ? Sur le nombre des personnes conviées à ce rendez vous solennel, n'était il pas probable qu'il s'en trouverait quelques unes chez lesquelles l'émotion d'un pareil moment et l'attente d'un évènement merveilleux auraient pour effet de précisément provoquer une crise décisive ?"

Recoupements : 1 - Ces documents citent le curé "Desroches". Souvenez vous, j'en parle dans la biographie de Pierre Alexis Labrosse (Annexes de la page histoire) : "M. Desroches, son digne curé, émerveillé de ses talents et de ses excellentes dispositions, s'offrit pour diriger ses premières études latines. Le jeune Alexis étudia donc et fit de rapides progrès sous l'habile direction de son zélé curé."

2 - Encore un document qui nous montre la main mise du royalisme et de la religion dans la vie de notre village à cette époque post révolutionnaire. (L'un servant l'autre, les deux étaient étroitement associés.)

3 - Il nous manque les noms de certains maires au début du 19ème siècle, Monsieur Longin cité dans le premier texte serait donc l'un d'eux.

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UNE BELLE LETTRE
                 

1/7/2010 : On m'a adressé dernièrement une lettre datée de 1992 et écrite par Monsieur Cugnet (Maire). Si les informations du coeur de la lettre n'ont pas grande valeur aujourd'hui et si son âge n'en fait pas encore un vrai document historique, elle est toutefois remarquable pour plusieurs raisons : Elle est écrite avec intelligence, optimisme, réalisme et elle est très bien formulée. Cela n'étonnera aucun de ceux qui ont connu l'homme dévoué et cultivé qu'était Monsieur Cugnet. (décédé fin mars 2011)

 
 
 
 
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Ceci est la synthèse de tous les documents que j'ai pu consulter. Je compte sur tous les amoureux de Ranchal pour m'envoyer toute information relative à l'histoire du village  (Cliquez sur "contact"). Les anecdotes personnelles étant également les bienvenues. Merci.

 
 
 
 
 

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